Association médicale canadienne

Robert Tremblay, MDCM, CMFC
Médecin-chef adjoint
Hôpital de Chisasibi

 

Il n’est pas rare d’entendre des médecins résidents parler de mariage et d’enfants. La résidence correspond à l’âge où la planification familiale devient une question de plus en plus importante. Cependant, il peut être particulièrement difficile de choisir un moment pour ces grands événements dans la vie chaotique d’un médecin.

En général, chaque personne a ses propres priorités, et il n’est pas sage de se précipiter dans le mariage ou la parentalité quand on n’est pas prêt. Néanmoins, d’après mon expérience personnelle, les deux peuvent être très gratifiants durant la résidence, et il n’est pas toujours nécessaire d’attendre d’être « bien établi ». Voici quelques points à considérer.
 


Programmes de prestations complémentaires au congé de maternité pour les médecins résidentes par provinces :

Colombie-Britannique – 85 % les 17 premières semaines
Alberta – 90 % pendant 17 semaines
Saskatchewan – 90 % les 15 premières semaines
Manitoba – 60 % les 17 premières semaines
Ontario – 84 % les 27 premières semaines
Québec – 95 % les 21 premières semaines
Maritimes – 75 % les 2 premières semaines, puis 93 % les 15 semaines suivantes
Terre-Neuve – Aucune prestation complémentaire*


Commencer à exercer peut demander beaucoup de temps. Lorsqu’on apprend à gérer ses propres patients sans l’encadrement d’un superviseur et qu’on découvre les complexités de la gestion d’un cabinet, l’idée de se marier et d’avoir des enfants peut être intimidante. Vous devez aussi songer à vous faire remplacer durant votre voyage de noces ou votre congé parental. Oui, vous pouvez essayer de vous faire remplacer par les membres de votre groupe ou de trouver un suppléant, mais selon votre province, la taille de votre groupe, le type de travail et la disponibilité de médecins suppléants, cela n’est pas toujours facile, ni même possible.

En revanche, les programmes de résidence sont conçus pour être flexibles. Ils fonctionnent que vous soyez là ou non, comme lorsque vous partez pour deux mois pour un stage en milieu rural ou allez travailler dans un autre centre. Lorsque vous prenez une semaine supplémentaire de congé pour votre voyage de noces ou une période prolongée pour un congé de maternité, vous savez que vos patients seront soignés, et vous n’avez pas à vous inquiéter au sujet du fardeau administratif.

Un autre facteur à considérer est votre revenu durant le congé parental. La plupart des programmes provinciaux couvrent 55 % de votre salaire pendant 15 semaines de congé de maternité et 35 semaines de congé parental (salaire maximal assuré de 51 300 $). Alors, que vous soyez un résident de 2e année qui gagne 60 000 $ par année ou un médecin à temps plein qui en fait 200 000, vous recevrez 543 $ par semaine. La perte potentielle de revenu est donc beaucoup plus grande pour le membre du personnel que pour le médecin résident. Ces chiffres excluent aussi les programmes de prestations complémentaires offerts par les programmes de résidence et les avantages sociaux comme l’assurance médicale que vous continueriez de recevoir.

Si vous envisagez de vous marier ou d’avoir un enfant, vous n’avez pas nécessairement besoin d’attendre quelques années après la résidence. Pesez les avantages et les inconvénients et informez-vous sur votre contrat et sur les avantages sociaux qui vous sont offerts pour prendre une décision éclairée.