Association médicale canadienne

Dr Christopher Charles

Dr. Christopher Charles

Il n’est pas exagéré de dire que le projet du « Lucky Iron Fish » du Dr Christopher Charles a révolutionné le traitement de la carence en fer au Cambodge. Le nom du projet vous intrigue? Il a été choisi tout simplement pour désigner un petit morceau de fer en forme de poisson (symbole cambodgien de bonne fortune) conçu par le Dr Charles. Les familles peuvent mettre le petit poisson dans leur casserole quand elles cuisinent : une manière pratique et peu coûteuse de traiter l’anémie ferriprive. Pas étonnant que ce projet ait été décrit comme « un point de convergence fascinant entre science, innovation, service, et humilité culturelle ».

Le projet « Lucky Iron Fish » a attiré l’attention des médias du monde entier et a remporté un grand prix au Festival international de la créativité des Lions de Cannes. Il s’est depuis transformé en entreprise mondiale à vocation sociale.

« J’ai toujours adoré la santé publique et l’idée d’aider les populations », explique le Dr Charles en parlant de ses activités au Cambodge et de l’élaboration de son petit poisson de fer. « [Cette passion] a certainement façonné qui je suis aujourd’hui, mais pas nécessairement ce que je fais. »

Compte tenu de cela et de ses autres réalisations, on peut dire que le Dr Charles fait preuve d’un leadership exceptionnel. Titulaire d’un doctorat en épidémiologie nutritionnelle, il termine actuellement sa résidence en anesthésiologie à l’Université de Toronto, une spécialité à laquelle il conjugue sa passion pour la santé mondiale. À titre d’administrateur de la Fondation d’éducation internationale de la Société canadienne des anesthésiologistes, il contribue à la mise en œuvre de programmes de formation locaux et durables en anesthésie afin d’accroître la sécurité périopératoire dans les milieux à faibles ressources.

« Pendant plusieurs années, le développement international était au cœur de ma vie. Maintenant que je suis de retour au Canada, je m’aperçois qu’une foule de personnes s’intéressent comme moi à la justice sociale. Je crois que j’apporte un point de vue différent et complémentaire dans certaines des organisations avec lesquelles je travaille actuellement. »